" Nous vous confirmons notre lettre du 29 courant, et vous faisons conna�tre
que les travaux de la mine ont été arrêtés aujourd'hui�.
Les outils ont été sortis et déposés aux magasins.
L�inventaire du matériel de la mine est terminé.
L�inventaire des bureaux, laboratoires, magasin et ateliers est en cours ".
C�est en ces termes qu�une lettre du 31 octobre 1934 a été envoyée à
M. l�Administrateur Délégué des mines des Malines, dont le siège social est à Paris au 6, de la rue Castellane. Cette lettre met fin à 60 ans d�exploitation du gisement.
La guerre de 1914-1918, et la crise économique de 1932 ont eu raison des Malines.
Dès lors, une campagne de presse, soutenue par les élus locaux, s�instaure pour la réouverture des mines en France.
En juin 1940, la société des mines des Malines demande une aide à l�état Français pour un montant de 2 500 000 Fr.(381 000 Euros), afin de remettre en état de produire les installations de la mine ; et c�est en octobre 1942 que commencent les travaux de réouverture. Pendant l�occupation de notre pays, durant la guerre de 1939-1945, la mine joua un r�le de résistant en embauchant du personnel menacé par l�occupant.
L�assemblée générale du 30 décembre 1942 décide l�achat et l�annulation des 2 720 actions de jouissance et la réduction du capital à 2 720 000 Fr. (415 000 Euros)
Le 25 octobre 1943 une Assemblé Générale Extraordinaire modifie les statuts de la société en fonction de la nouvelle loi n� 145 du 24 mars 1943. Le capital est fixé à six millions de Francs et est divisé en 6 000 actions de 1 000 Fr.(152 Euros) chacune, entièrement libérée.
Enfin les assemblées générales extraordinaires des 3 mars 1947, 4 juin 1949 et 30 décembre 1949 fixent le capital à 192 000 000 Fr.(29 270 000 Euros) et est divisé en 192 000 actions de 1 000 Fr.(152 Euros) chacune, entièrement libérées.
C�est la société Minière et Métallurgique de Penarroya qui reprendra l�exploitation de la mine en 1947 sur les conseils du directeur général qui avait un jugement favorable sur les Malines qu�il avait eu l�occasion d�explorer lorqu�il était élève ingénieur à l�école des Mines d�Alais. Une laverie de 250 tonnes jour sera aussit�t mise en service. En 1959, la société Penarroya se porte acheteur, se substitue aux droits de l�ancienne propriétaire Mme Bonnaud, acquiert les droits hypothécaires des créanciers privilégiés et fournit les avances de trésorerie.
La capacité de traitement est portée par étapes successives à 1 200 tonnes jour.
L�exploitation minière a porté sur des concentrations dans le socle sous forme de fissures, d�amas karstiques et, de couches dans le trias. Une importante campagne de sondage qui a débuté en 1973 a permis de mettre à jour deux nouveaux gisements, celui de Montdardier, vierge, et celui de Sanguinéde qui avait fait l�objet d�une exploitation limitée.
En 1978, l�ancienne mine a été pratiquement abandonnée, seul résiste un chantier appelé Espérance. et l�exploitation s�est reportée sur les nouveaux chantiers de Montdardier et de Sanguinède.
En 1988 Métaleurop S.A. reprend la société Penarroya.
Le personnel employé était de 250 personnes. La crise pétrolière de 1974 et la chute des cours des métaux ont entra�né une série de plans sociaux qui ont provoqué une diminution du personnel et à la programmation de la fermeture.
L�exploitation a été définitivement arrêtée le 20 décembre 1999.
La mine des malines a produit:
- 8 280 000 de t. tout-venant
- 375 000 t. de zinc
- 56 000 t. de galène.
Le tout-venant sorti depuis le début de l�exploitation en 1883 est de 9 550 000 t., ce qui fait du gisement des mines des Malines, un des plus importants d�Europe.