La concession
Présentation
Historique
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La concession
L'exploitation
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Le lavage
Les fermetures
La concession des mines des Malines a été obtenue par décret le 26 Juin 1885. Elle a été demandée par pétition en date du 10 février 1884 par Mr Bonnaud Ernest, propriétaire, Mr Bonnaud Henri, ancien banquier et, Mr Thurnessere Charles banquier à Paris, tous les trois administrateurs de la société civile anonyme des Mines des Malines dont le siège social était situé à Paris, 48 rue Laffitte. La concession était demandée pour l'exploitation du zinc, du plomb, de l'argent et autres métaux connexes. Son périmètre se situait sur le territoire des communes de Montdardier et de Saint-Laurent-le-Minier, arrondissement du Vigan, sa superficie est de 3 094 hectares. Les pétitionnaires offrent aux propriétaires des terrains compris dans la concession demandée la redevance trèfonciére annuelle de 10 centimes par hectares.(0,02 Euros).

Comme le veut la loi du 21 avril 1810, modifiée par la loi du 27 juillet 1880, la pétition a été insérée deux fois et, à un mois d'intervalle, dans les journaux du département, et dans le journal officiel; puis affichée pendant deux mois à Saint- Laurent-le-Minier, Montdardier, Le Vigan, Nîmes mais aussi à Paris IXéme arrondissement où se trouve le siège de la société. Elle a été publiée dans les communes citées ci-dessus devant la porte de la Maison Commune, aujourd'hui la mairie, et de l'Eglise, à la diligence des maires le dimanche à la sortie de l'office, une fois par mois pendant la durée de l'affichage.

La pétition et les plans ont été déposés à la Préfecture du Gard, ou le public pouvait consulter pendant la durée de l'enquête, en vue des oppositions et des demandes en concurrence à laquelle la demande pourrait donner lieu.


EXTENSION DE LA CONCESSION

Le 25 octobre 1896, Mr. Crosnier Ernest demeurant à Paris, Mr. Fortunet Paul négociant à Paris, Mr. Berthier Camille ingénieur des arts et manufactures à la Ferté Saint Aubin, et Mr. Foultier Camille maître mineur demeurant à Moules et Baucels, déposaient une demande de concession pour le zinc, le plomb, l'argent et autres métaux connexes. La superficie sollicitée par cette demande était de 220 hectares, accolée à la concession des mines des Malines.

Mr. Henri Bonnaud, Président du Conseil d'Administration de la société civile anonyme des Mines des Malines, dont le siège social était à Paris au 23 rue d'Anjou, fait opposition à cette demande, et sollicite une extension de la concession des Malines sur le perimètre demandé quelques mois plus tard par les prospecteurs. Le dossier fut déposé le 9 avril 1897.

Dans son rapport de décembre 1898, Mr. l'Ingénieur des mines d'Alais, décrit les travaux de recherches effectués par les deux pétitionnaires. D'abord, ceux de Mr Foultier, et ceux de MMr. Crosnier, Berthier et Fortunet; puis les recherches anciennes de la société des Malines, et les recherches récentes effectuées par la même société. Il semble à la lecture de ce rapport, que la société des mines des Malines, ait été la première à faire des recherches dans ce périmètre, avec l’accord du propriétaire Mr. Coularou pour une durée de 5 ans avec droit de préférence pour son renouvellement. Elle abandonna rapidement ces travaux. Mr. Berthier, fut le premier à les reprendre avec l'accord du propriétaire du terrain voisin, Mr. Maffre. Puis il s’associa à Mrs. Crosnier et Fortunet et devant l’importance de leurs découvertes, sur le terrain de Mr. Maffre, ils firent une proposition à la société des mines des Malines. Celle-çi, au vue de ces renseignements, fit valoir son droit de préférence et signa un nouvel accord avec Mr. Coularou. Il ne restait plus à nos prospecteurs qu’ à solliciter une demande administrative pour prolonger leur recherches, c’est ce qui fut fait le 25 octobre 1896.

Dans sa demande en extension, la société des mines des Malines fit valoir:
- qu’elle a été la première à exécuter des travaux dans ce périmètre.
- qu’il est important pour elle de s’étendre sans discontinuité.
- que depuis l’institution de sa concession elle a installé ces ateliers.
- qu’ elle paie à l’Etat une redevance annuelle moyenne de 176 568 Fr.(26 918 Euros)
- qu’usant de sa prospérité, elle assure le bien être de son personnel.
- que son passé justifie ses facultées à obtenir une concession.

Après en avoir constaté que le gîte de Fontbonne, car c'est de lui qu'il s'agit, était concessible, Mr. l'ingénieur des Mines conclut par le rejet de la demande en concession et pour l’extension de la concession des Malines.


ACCORD AVEC LES PROPRIETAIRES DU SOL.

Après avoir obtenu la concession, les responsables de la société civile anonyme des mines des Malines, durent obtenir des propriétaires des terrains les autorisations nécessaires pour construire les futures installations de la mine, la construction des usines, le passage de leurs transporteurs ... etc ... .

La loi du 21 avril 1810 modifiées le 9 mai 1866 et le 27 juillet 1880 réglemente les relations entre les propriétaires du sol, les prospecteurs et les exploitants.

Tout travaux doit être réalisé avec l’approbation du propriétaire du sol. Nous possédons un accord du 10 août 1881, en voici le texte:
" Mr. .... accorde le droit excusif de rechercher, fouiller et exploiter tous les minerais de quelque nature que ce soit qui peuvent se rencontrer dans les diverses pièces de terre, situées au quartier de ....., moyennant une redevance fixe et irréductible de 0,75 Fr.(0,11 Euros) par tonne de minerai de fer et de pyrite, et de 1,50 Fr.(0,23 Euros) par tonne de minerai de plomb, cuivre, argent et plomb argentifére extrait et livré au commerce ".

Des dispositions particulières furent établies, pour les terrains appartenant à l’état, par concession renouvelable tous les 9 ans

Jean Claude FABRIE
Mars 2004