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C'est en 1874 que la Société des Zincs du Midi fait exécuter des recherches sur des affleurements calaminaires situés sur le versant nord de la montagne Tude au lieu dit la Maline. Elle se découragea bien vite et délaissa complètement ces travaux.

De nouvelles recherches furent entreprises en 1879 par M. de Saint Quentin Marcel, directeur de la Société Générale à Montpellier, et M. Augé Etienne exploitant de Mines, au lieu dit le Brouillet dans la commune de Saint Laurent le Minier, et au lieu dit la Maline dans la commune de Montdardier. Par pétition du 2 juillet, ils demandent au Service des Mines d'Alais, l'autorisation d'utiliser les minerais de zinc qui proviennent des recherches qu'ils ont exécutées et, qu'ils poursuivent encore avec l'autorisation du propriétaire du sol.

Le 2 octobre, l'ingénieur du Service des Mines d'Alais visitera les travaux d'exploration. À la suite de sa visite, il écrira :
" les pétitionnaires doivent êtres considérés comme des explorateurs qui ne sont guidés par aucune pensée de spéculation, et n'ont d'autres buts que de découvrir des gisements importants pour obtenir une concession à Saint Laurent le Minier et, si possible créer un centre de production de zinc ".

L'autorisation leur fut accordée pour une durée d'un an. Mais ces travaux furent abandonnés.

En 1880 Mr Combes et Mr Rigou à l'instigation du Maître Mineur Portes reprennent les recherches dans la zone de la Maline. Ces travaux conduis sans direction, suivent plus ou moins le minerai, mais devant leur importance, l'Ingénieur des Mines d'Alais, au cours de sa visite du 30 août 1881, demandera la tenu d'un plan des galeries et des grattages qui ont été exécutés. Le personnel employé est constitué de 4 personnes.

En 1882, la production de minerais est de 450 tonnes dont 100 tonnes de galène. Un four à calcination est en construction et, la demande de vendre du minerai a été accordée. Le travail se fait par poste de jour et de nuit de 10 ouvriers chacun.

Mais en 1883, M. Combes et Rigou, ne voulant pas engager de gros capitaux cèdent leurs droits à M. Bonnaud, Brugainville, Mouchet et Thurneyssen, pour la somme totale de 60 000 Fr.(9 150 Euros) , qui fondent, le 11 juin 1883, la société civile anonyme des Mines des Malines. Cette société conservera le maître mineur Portes, qui sera renvoyé pour cause d'incapacité en septembre. Il ira s'associer avec M. Sarran et, obtiendront de M. Salles, propriétaire, l'autorisation, de faire des recherches dans son terrain. Un travers-banc sera aussitôt entrepris à la rencontre de l'amas blendeux exploité par la Société de recherche des mines des Malines.

L'ingénieur des mines d'Alais visitera les travaux de Portes et Sarran le 26 avril 1884. Il constatera que 41 m. de galerie ont été tracées et que 3 à 4 tonnes de blende plombeuse ont été extraites. Les ouvriers affectés à ces travaux sont 8 mineurs et 3 manœuvres, travaillant à deux postes de 10 heures.

Ce même jour, l'Ingénieur des mines, verra les travaux de recherche de la Société Civile Anonyme des Mines des Malines. A ce jour cette société, a extrait 688 tonnes de minerai, et il reste sur le carreau de la mine, 1 000 tonnes de mélange qui devront êtres triés à la main. Les recherches emploient 20 mineurs, dont 6 manœuvres, ainsi que 11 personnes au jour, 1 forgeron et 1 charpentier. Le travail se fait à deux postes de 10 heures.

Le 18 octobre 1884, pour 500 Fr.(80 Euros) la Société de recherche des mines des Malines achète les travaux de Portes et Sarran. Ce jour-là, il y avait 25 mineurs et 4 manœuvres au fond, 16 ouvriers au jour, 1 charpentier et 1 forgeron. Du 1er octobre 1883 au 15 août 1884, il a été expédié 1 100 tonnes de minerai, et le stock de minerai divers est estimé à 1 300 tonnes.

Dans son rapport sur le gîte de la Maline du 3 novembre 1884, le garde mine Bonne écrit :
" ce chef mineur qui avait une certaine pratique des travaux de chemin de fer était à peu près étranger à l'art des mines ; aussi les recherches qu'il a fait faire démontrairent son inexpérience. Ce chef mineur était entré dans le flanc de la montagne sur des indices fournis par quelques affleurements, et, s'était, lorsqu'il avait atteint le minerai, mis à le suivre, tantôt en montant, tantôt en descendant, se tenant soit au toit, soit au mur, recoupant à droite, à gauche, en dessus ou en dessous sans se préoccuper en aucune façon si la partie qu'il avait traversée était suffisamment reconnue, où s'il revenait inconscient sur ses pas....A défaut de connaissance du chef mineur, s'ajoutaient les conditions désavantageuses du traité qui le liait à M. Combes. Ces conditions étaient que M. Portes était payé à tant par mètre d'avancement et tant par tonnes de minerai extrait.. néanmoins, étant donné la richesse du minerai que fournit le gîte, et sa valeur commerciale, il serait regrettable que les travaux fussent abandonnés et que ce pays ne profitât pas des ressources que cette mine peut fournir ".

C'est au cours de cette année 1884, que les administrateurs de la société civile anonyme des Malines sollicitent au nom de ladite société une concession de mine afin d’exploiter le gisement.

Jean Claude FABRIE
Mars 2004